C’était mon tout premier voyage à New York, en 2005. Dans mon excitation qui précédait mon départ, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ces scènes mythiques de l’étranger qui prend le taxi à l’aéroport et à qui le chauffeur demande, « First time in New York? ». Dans mon cas, ce cliché n’a pas eu lieu. Mon transporteur était un latino qui chassait les potentiels clients non désireux de faire la longue file d’attente pour attraper un taxi officiel. N’étant pas suffisamment à l’aise avec l’Anglais à cette période de ma vie, j’ai parlé espagnol pendant tout le trajet.
Je serai retourné à New York de nombreuses fois. Dont une année entière en 2010 pour mon premier post-doc. A chaque fois, j’ai ressenti moi-même le rapport amour/haine que les New-Yorkais entretiennent avec leur ville. Face à cette immensité et ce bourdonnement incessant, fascination, fatigue, rencontres à gogo, solitude se mélangent au gré des journées et des expériences.
J’ai voulu joindre l’utile à l’agréable pour ce premier voyage découverte, en suivant pendant presque un mois un programme de cours intensifs pour parfaire mon niveau d’angl… de new-yorkais. Car oui, son accent et ses usages sont bien particuliers. Jours entiers d’étude et longues soirées se sont succédées.